Ce 25 septembre à l’issue du scrutin sénatorial, le couperet est tombé : 49 femmes sont entrées hier au Palais du Luxembourg (sur 163 sièges renouvelables), alors qu’ elles représentent 31,9 % (52 sénatrices) des sièges renouvelables. La parité est en berne et les dirigeants des partis (droite et gauche confondues) ont déployés des trésors d’imagination pour contourner l’obligation paritaire dans ce scrutin proportionnel. Si la loi exige que les listes départementales doivent être composées alternativement d’un candidat de chaque sexe, à peine 20 listes sur 138 (14,5 %) sont été conduites par des femmes. Pire, pour les listes qui ne peuvent espérer envoyer qu’ un seul élu au Sénat, cette proportion s’effondre.

A droite comme à gauche, les femmes ont dû céder la place aux hommes. Quant aux jeunes et aux candidats issues de la diversité, leur entrée au Palais du Luxembourg reste de l’ordre du voeu pieux.

A l’heure où l’on proclame l’égalité des chances, pas de chance pour l’égalité en politique.

Fadila Mehal
Présidente des Marianne de la diversité

 

 

On en parle dans la presse

Le Figaro

Le Point

Public Sénat

France Soir